Tout savoir de la montagne Pelée, le volcan de la Martinique

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La montagne Pelée est un volcan toujours actif situé dans le Nord de la Martinique. Le plus haut point de la montagne culmine à 1397 mètres (offrant un magnifique point de vue) et l’âge de cette vieille Dame au passé bouillant, serait estimé à environ 500 000 ans. Son diamètre se situe entre 11 et 15 kilomètres et la surface totale avoisine les 120 km2. La terre est très fertile grâce à l’accumulation des nuages qui s’accrochent au sommet et qui forment soit du brouillard en permanence ou de la pluie et un climat tropical de plus de 25°C au sol. Par contre, la température au sommet descend parfois en dessous de 10 °C et la pluviométrie peut atteindre jusqu’à 10 mètres d’eau à l’année. Une météo en Martinique un peu particulière. En raison de ces facteurs et des différences d’altitude, on constate une croissance variée de la végétation peléenne. Le volcan a montré des signes de colère dans le passé, et cette montagne célèbre dans le monde entier, mérite qu’on s’attarde sur son histoire détonante.

La montagne Pelée, un passé semé de pics d’activité

La première éruption volcanique de la montagne date de l’an 1300 et interrompt brutalement la vie qui s’y prêtait tout autour. Lors du débarquement des Français en 1635, le volcan vient de sonner l’alerte comme une intrusion à la nature. Cette éruption magmatique formera pour toujours un dôme assez impressionnant en son cratère, une forme qui lui vaudra le nom de « montagne Pelée ». Par la suite, le site sera secoué de deux éruptions phréatiques en 1792 et en 1851. Le pire reste cependant à venir…

volcan montagne pelée

La montagne Pelée : le volcan de la Martinique

L’éruption de 1902 ou la fin de Saint-Pierre

Le 8 mai 1902 marqua au fer rouge, la vie des Martiniquais et plus précisément celle de la commune de Saint-Pierre. L’éruption volcanique et ses nuées ardentes détruirent entièrement la ville, considérée à l’époque comme « le Paris des Antilles ». En quelques minutes, l’éruption la plus tragique de la Martinique emporta avec elle, 29 000 morts. Seuls deux survivants furent recensés après cette journée magmatique, Louis-Auguste Cyparis, un prisonnier sauvé par son triste sort et les murs de son cachot, et Léon Compère, un cordonnier, sauvé lui aussi par des murs épais.

L’éruption magmatique de 1929

En 1929, une nouvelle éruption survient, mais ne fait pas de victimes grâce à la vigilance et à l’évacuation de la population avant le grondement du volcan. À la suite de cette crise, le volcan prend une nouvelle forme, que l’on nomme la Caldeira (cratère circulaire à fond plat).

Un incendie relevé en 2010, à la montagne Pelée

C’est en mars 2010, lors d’une grande sécheresse qu’un incendie débute au sud-ouest de la montagne Pelée. Pendant plusieurs jours, elle se consume sur toute la partie de son dôme.

La ville de Saint-Pierre fut reconstruite petit à petit avec parfois du découragement, mais les Martiniquais attachés à leur terre, ont cependant rassemblé leurs forces pour revivre près de leur montagne. Saint-Pierre compte désormais à peu près 5 000 habitants. Le volcan toujours actif est surveillé de très près par des sismographes à l’Observatoire du Morne des Cadets. Rassurez-vous, même si cette montagne suscite une certaine peur, elle n’a pas connu d’éruption volcanique depuis 1929 et les mesures prises en permanence, permettront de signaler la moindre activité anormale. Vous pouvez donc découvrir grâce à des belles randonnées, la majestueuse montagne Pelée et ses formes que le temps a ancrée à jamais…

Les différentes randonnées à pratiquer sur la montagne Pelée

Pour découvrir les traces du temps et entrer un peu plus dans le vif du sujet, rien de tel, qu’une petite randonnée. Les excursions sur la montagne Pelée sont nombreuses, plus ou moins longues et difficiles. Il est intéressant de connaître les degrés de difficulté de chacune d’entre elles. Le départ de l’ascension peut avoir lieu dans différentes communes : Le Morne Rouge, Grand’Rivière, Le Prêcheur, Macouba et Ajoupa-Bouillon. De niveau 1, 2 et 3, il est conseillé d’être en bonne santé pour gravir la montagne. Le début de la randonnée se fait généralement sous un climat chaud et se termine en hauteur avec des conditions climatiques beaucoup plus rudes. Il faut donc s’assurer d’être correctement équipé avant de se lancer dans l’aventure.

L’ascension de la montagne Pelée par l’Aileron (sentier n°23)

Ce sentier d’un niveau de difficulté 2, est le plus fréquenté, la randonnée de 2,5 km s’effectue au départ du parking de l’Aileron au 1er refuge à 824 mètres d’altitude. Il faut compter 4 à 5 heures de marche aller et retour, et 600 mètres de dénivelé pour la rando complète. Les randonneurs atteignent tout d’abord le dôme de l’Aileron à 1107 mètres, puis continuent vers le plateau des Palmistes à 1223 mètres et ensuite jusqu’au site de la Caldeira. Ils parviennent au 2ème refuge à 1250 mètres d’altitude. Le 3ème refuge se trouve à 1300 mètres et la fin du parcours se situe au Chinois, le Dôme qui s’est formé en 1929, à 1364 mètres. Lorsque le temps est découvert, la vue remarquable récompense les marcheurs ! Pour accéder au départ de la randonnée : continuer sur 2 km après Le Morne Rouge, vers Ajoupa-Bouillon et prendre la route de l’Aileron jusqu’au parking.

L’ascension de la montagne Pelée par le sentier de Grande Savane – Le prêcheur (sentier n°19)

Cette randonnée est de niveau de difficulté 2 et la fin du parcours est un peu plus sportive. Le sentier est abrité des vents et beaucoup moins arrosé, il est préférable de se protéger efficacement du soleil. L’ascension fait 3,5 km pour 4 heures de marche aller et retour, avec 470 mètres de dénivelé. L’arrivée à la Caldeira offre une très jolie vue sur Saint-Pierre. Vous pouvez atteindre le 3ème refuge et terminer au Chinois, avant de redescendre. Point de départ de la randonnée : aller en direction du Prêcheur et prendre la direction de Grande Savane, jusqu’à la Charmeuse, à l’entrée de la commune : le Prêcheur.

L’ascension de la montagne Pelée par le sentier Grand’Rivière (sentier n° 21)

Pour ce point de départ, vous devez vous rendre dans la commune de Grand’Rivière située au nord de la Martinique, à l’habitation Beauséjour. Certains passages de la randonnée sont rudes, de niveau de difficulté 2, il faut être habitué à la marche. La randonnée fait 8 km pour une durée d’au moins 9 heures aller/retour, avec un dénivelé de 1300 mètres. Vous emprunterez des chemins agricoles de cultures de cannes à sucre et de bananes, et vous atteindrez la maison du Moine, direction le Morne Macouba à 1300 mètres d’altitude, juste avant le 2ème refuge. Vous pouvez bien sûr poursuivre jusqu’au Chinois. Un autre point de départ (sentier n°22) se trouve à Macouba (Désiles) avec 8 km de randonnée et 1220 mètres de dénivelé pour 9 heures de marche (aller-retour).

Les durées de randonnée sont approximatives, et dépendront de votre allure et de vos temps de pause.

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