Un jour sans fin

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Vendredi 9 février, enfin, enfin ce jour tant attendu par toute la famille est arrivé. Ce qui n’était qu’un lointain projet au moment des réservations (juin 2017) devient concret.

Le départ

6h du matin les réveils sonnent. Direction la cuisine pour un petit café histoire d’affronter sereinement une journée que l’on sait par avance très longue.

On lève les filles et autant vous dire que si parfois le réveil est compliqué, là à peine la main sur la poignée qu’elles ont déjà sauté du lit avec un sourire à en faire pâlir les photographes. On charge les derniers effets personnels dans la valise (réveils, trousse de toilette, doudou…), un dernier coup d’œil sur la check-list et hop la valise dans le coffre. Toutes les autres avaient déjà été chargé la veille.

6h30 direction l’aéroport de Lyon St Saint-Exupéry pour un décollage prévu à 11h10. Oui le départ est très matinal et pour deux raisons:

  • nous ne sommes jamais à l’abri d’un pépin sur la route et l’aéroport est à un peu plus d’une heure avec au programme, de la départementale, la fameuse voie express (qui porte le charmant petit surnom de « route de la mort ») et de l’autoroute.
  • la météo annoncée est comment dire, peu rassurante !!! Des gelées assez fortes, des chutes de neige… bref tout pour que le trajet puisse comporter quelques aléas.

Après 1h20 de conduite prudente et d’attention nous voila à proximité de l’aéroport. Direction le parking N°5, celui pour la longue durée, pour lequel nous avions pris soin de réserver une place plusieurs à l’avance et déjà payé. 72€ pour 17 jours de parking, c’est raisonnable. A tel point que c’est l’option qui a finalement été retenu plutôt que d’embêter la famille pour nous emmener, venir nous rechercher au retour. Ajoutez à cela péage et carburant *4 on arrivait à 8€ d’écart.  Donc inutile de bloquer la famille pour ça.

On se gare à proximité d’un arrêt de navette qui nous emmènera au terminal en 12 minutes environ. Les filles ont une banane à en avoir des crampes 🙂 Juste avant, je dégaine le smartphone, et hop une petite photo du numéro de l’allée dans laquelle nous avons laissé la voiture. Car si sur le coup on s’en souvient, après 17 jours de vacances c’est pas certain.

Attente et vols

Nous sommes donc largement dans les temps, d’autant que j’ai pris soin de faire nos enregistrements de vol sur internet 30H avant notre départ. Du coup, nous avons déjà nos cartes d’embarquement avec nos numéros de places, reste les bagages à faire enregistrer. Petit conseil au passage concernant le choix des places:

  • évitez la proximité des toilettes
  • évitez de vous mettre juste derrière les ailes car c’est plus bruyant avec les réacteurs
  • privilégiez l’arrière de l’avion si vous êtes d’un naturel pessimiste (moins de turbulences et plus de chances de survie 😀 )

Après quelques instants à patienter pour connaître notre porte d’embarquement, direction l’enregistrement des bagages. On dit au revoir à nos valises en espérant les revoir. Disons qu’avec déjà 2 mésaventures avec Air France à ce sujet, nous sommes quelques peu échaudés même si c’était toujours au retour. Et que là nous avons une escale de 3h30 à Paris donc pas de risque en principe.

Vient ensuite le tour de la zone de contrôle et hop le portique sonne pour les 2 filles. Elles ont toutes les deux droit au test de résidu d’explosif sur les mains. Négatif, en même temps la dernière chose qu’on a du faire exploser, ça doit être un bouton de pantalon pour les repas de Noël 🙂

11h10 Arrive, l’heure de l’embarquement et d décollage. Vol sans soucis pendant lequel nous avons même reconnu la gravière en Saône où nous allons à la pêche. Une collation et 50 min plus tard nous voila à Paris pour 3h30 d’escale environ. Le vol Paris Orly Fort-De-France est prévu à 16h00. On en profite pour déjeuner rapidement, un petit tour puis on se rend à la salle d’embarquement.

Petit point qu’il faut signaler car il va avoir son importance, il neige à Paris, et le sol est recouvert de 2 à 3 cm de neige. De la neige, à Paris, non je n’en dirais pas plus vous m’aurez compris. Beaucoup de vols retardés, voire certains annulés.

neige paris martinique orly neige

Par chance le notre est toujours ok pour 16h. Je checke quand même régulièrement les affichages + l’appli Air France sur mon téléphone. L’embarquement devait débuter à 15h30, il est 15h40 et nous n’avons pas encore commencé à embarquer mais pas d’annonce. Ça commence à ne pas sentir très bon 🙁 15h50 une annonce comme quoi le vol aura 30 min de retard. ouf nous voila soulagé. j’en profite pour envoyer un sms à la personne qui nous livre la voiture à l’aéroport histoire qu’elle n’attende pas inutilement.

On embarque enfin vers 16h30 et là commence une première galère. Une fois tout le monde à bord, un message « Chers passagers blablabla nous allons effectuer des manœuvres de dégivrages moteurs et de la carlingue, cela ne devrait pas prendre plus d’une dizaine de minutes ». Vous avez noté le conditionnel dans la phrase du pilote? Nous sommes restés 1h20 assis à nos places sans clim ni ventilation car ils arrosaient la carlingue d’un produit dégivrant. Bref, je vous passe les détails de la chaleur, des odeurs et de l’énervement de certains.

Le vol s’est bien déroulé et nous voilà enfin à l’aéroport Aimé Césaire du Lamentin mais avec 1h45 de retard. 1er réflexe prévenir la personne de la location de la voiture, par chance elle avait suivi l’avion sur internet et connaissait le retard.

La valise

On se précipite vers le tapis des bagages pour récupérer nos 4 valises rapidement et ne pas trop faire attendre la loueuse de voiture et la concierge dans notre villa. Yes, 1 valise dans les premières sur le tapis, une deuxième, une troisième et là on va ensuite regarder un défilé de valise et de personnes. Après 40 min il reste 5 valises sur le tapis et 3 familles qui attendent les leurs dont nous. Direction le SAV bagages Air France pour savoir si tout est déchargé. La personne se renseigne, c’est long, du moins on trouve cela long. Toutes les valises sont là d’après elle. Et Mer$% !!!

C’est partie pour une réclamation de valise perdue. Et là le truc improbable, la personne vérifie nos petites étiquettes afin d’identifier la valise manquante et elle nous sort « Non non pas de valise manquante vos 3 valises ont bien été chargé ». Ok sauf que nous avions 4 valises au départ de Lyon ce matin. Les minutes passent, je tiens informé la loueuse et la concierge de la situation. Il est quand même 22h en Martinique et avec le décalage horaire ça fait 3h du matin !!! La cause est enfin identifiée et c’est un truc improbable. La machine à Lyon a créé 2 fois la même étiquette; En clair 2 étiquettes avaient le même numéro donc 4 valises mais que 3 numéros de bagages. Conclusion en ayant chargé 3 valises pour eux le compte était bon.

Bref les bureaux ferment elle prend nos coordonnées pour nous tenir informé et nous faire livrer la valise.

La voiture et la villa

Direction le parking où Déborah nous a attendu patiemment. Pour rappel,  Déborah c’est le coup de chance que nous avions eu pour louer un 4×4 en Martinique pas cher. Nous sommes accueillis avec le sourire, et une première averse tropicale au moment de charger les valises. Presque toutes les formalités avaient été faite à l’avance. Du coup en 15 min on prend possession de notre Ford Kuga quasi neuve avec le plein et la clim et direction le Vauclin pour notre première villa.

Pas de GPS dans la voiture (presque aucune n’est équipée en Martinique) mais pas de souci. En bon geek je dégaine le téléphone « Ok Google, itinéraire jusqu’à notre villa du Vauclin » Et hop plus qu’à suivre le guide.

Après 45 minutes voitures nous voila arrivés sur place ou presque car nous ne trouvons pas la maison. Un coup de fil à Annabelle (la personne du service de conciergerie), en fait il nous restait 30 mètres à faire pour trouver l’entrée 🙂 . Et là 1er moment marquant de notre voyage en Martinique, l’allée de la propriété qui monte à la villa. Quand je dis monte, vous ne vous imaginez même pas à quel point. Ça grimpe tellement qu’on a l’impression de grimper à un mur.

Arrivée à la villa, Annabelle nous attend pour nous remettre les clés, 2 ou 3 paperasses, une visite de la maison et une petite collation. La propriétaire nous avait préparé des acras de morue, des petits sandwiches au poulet et à la morue, des jus de fruits et une liqueur d’ananas faite maison.

Après quelques minutes de discussion, Annabelle nous laisse. Nous prenons le strict minimum (pyjama, doudou) et nous écroulons dans les lits. Il est 23h30 minuit (l’équivalent de 4h30 5h du matin en métropole) et nous craignons un réveil très (trop) matinal à cause du décalage horaire. Au Canada, à 3h du matin tout le monde était debout les premiers jours.

On verra ça demain

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